Chilpa Dévi au Service du FLE: Développer la Compétence Interculturelle Par La Littérature
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Abstract
Cet article s’appuie sur la définition de Jacques Demorgon de la compétence interculturelle, conçue comme un idéal de « coexistence pacifique et solidaire entre les populations », fondé sur l’interaction, l’échange, la coopération et la réciprocité (1989, p. 225). Dans cette perspective, nous analysons la nouvelle La danse des frangipaniers de Chilpa Dévi comme un support littéraire favorisant la
sensibilisation à la compétence interculturelle, en particulier pour les apprenants indiens de Pondichéry. La nouvelle raconte l’histoire de Kavida, jeune fille née dans une île caribéenne, descendante d’engagés venus de Pondichéry pour travailler dans les plantations de canne à sucre. En quête de ses origines, elle entreprend un voyage en Inde. À Pondichéry, elle découvre des affinités physiques, culturelles et émotionnelles avec la communauté tamoule, et finit par s’y intégrer pleinement, épousant un homme du pays. À travers le parcours de Kavida, Chilpa Dévi met en lumière une expérience d’hybridation culturelle, de réconciliation identitaire et de dialogue entre mémoire diasporique et culture d’origine. L'œuvre constitue ainsi un outil pédagogique pertinent, incitant les élèves à réfléchir sur les héritages coloniaux, les appartenances multiples et l’importance du regard bienveillant porté sur l’Autre. En cela, La danse des frangipaniers illustre concrètement l’idéal de compétence interculturelle défendu par Demorgon. Par le biais de la fiction, elle rend accessibles des enjeux complexes et invite les apprenants à une posture d’ouverture et de compréhension mutuelle.
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