Le Langage et L’appartenance dans L’étranger d’Albert Camus

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Jeleeta Rose C. N.

Abstract

L'Étranger d'Albert Camus est un chef-d'œuvre de la littérature française du XXe siècle. Il est souvent étudié pour ses thèmes philosophiques et son absurde. Cet article examine l'œuvre sous un angle différent : comment le langage joue un rôle dans la description du sentiment d'exclusion du protagoniste. Le langage est un facteur clé d'identité et d'inclusion. Il ne s'agit pas seulement d'exprimer des pensées mais aussi de façonner son identité culturelle. Le langage partage des émotions et comprends les normes sociales. L'utilisation du langage par Meursault le distingue. Il parle avec des mots simples et honnêtes. Son discours est sans fioritures. Il décrit les événements marquants de sa vie, comme la mort de sa mère, son procès, et même le meurtre qu'il a commis, avec une attitude neutre. La société attend de la tristesse, du remords ou une justification, il donne des déclarations factuelles. Cette déconnexion sépare Meursault du monde qui l'entoure. Dans la salle de jugement, il est jugé pour son crime et pour son incapacité à incarner les codes linguistiques et émotionnels attendus par la société. Son incapacité à s'adapter aux attentes de la société fait de lui un marginal. Le roman de Camus suggère donc que l'exclusion est enracinée dans le comportement et aussi dans la manière dont on parle. La singularité du protagoniste illustre la philosophie de l'absurde. Comment le comportement de Meursault le distingue-t-il de la société ? 

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